FLARE Magazine 2018-02-20T17:27:16+00:00

© Andrea Diefenbach, Land ohne Eltern (Country without parents), Sportclass

© Hertta Kiiski, I was an apple and I got peeled – but it was a good thing (Stones)

© Dominic Nahr, South Sudan, Bentiu, 2015

© Susanne Kriemann, Lokalisierung radioaktiven Jods auf ungefärbtem Stoff, RG 434-LB

FLARE – Magazine et plateforme du Photoforum Pasquart

FLARE est un magazine print et une plateforme digitale qui élargit et complète les espaces d’exposition du Photoforum Pasquart. FLARE développe des liens entre le digital, l’imprimé et l’exposition en collaborant avec des photographes, des professionnels de différentes disciplines, et les Biennois(es).

Visitez FLARE online et découvrez les contributions de nos Searchers in digital space dans Method to my Madness, les images préférées de Bienne par ses habitants dans Images of the City, nos dernières collaborations et nos derniers essais dans Pick up your ears, et ce qui se passe dans nos espaces d’exposition physiques dans Exhibition Space.

Dans le premier exemplaire du magazine imprimé, quatre professionnels de l’image et cinq auteurs apportent leur point de vue sur la thématique du tracé des frontières et nous invitent à sonder des espaces interstitiels.

Pour le deuxième numéro, nous avons proposé à quatre photographes, une auteure et deux spécialistes de réaliser des essais, des dissertations et des poèmes pour notre numéro thématique, qui se focalise sur la famille et la communauté, sous formes de phénomènes de société et de phénomènes artistiques.

Statement

Les photographies dont nous sommes nombreux à aimer nous rappeler, comme le portrait ou le documentaire, existent aujourd’hui sous des formes beaucoup plus diverses. Un nombre toujours croissant d’images sont produites, partagées et consommées, par chacun et partout. Avec la digitalisation, une part de la matérialité de la photographie s’est désintégrée. Par ailleurs, l’utilisation du médium photographique n’est plus considéré comme une pure affirmation de la vérité.

La photographie s’inscrit entre authenticité, indexicalité et la visualisation subjective de réalités multiples. Elle évolue à un rythme effréné et joue avec les limites de différents champs: les technologies de l’information, le traitement de données et la connectivité des réseaux ont rendu possible la création, la diffusion et la combinaison presque instantanées des images. Depuis que le digital a bouleversé les paramètres de la photographie, ses changements et développements deviennent de moins en moins prévisibles.

La photographie classique implique deux personnes: celle qui photographie et celle qui contemple l’image. À l’ère de la photographie digitale, ces conditions ne peuvent plus être définies en termes si nets. Pour nous, en tant que récipiendaires d’une photographie, ces variables ne sont plus facilement mesurables, visibles et tangibles. Des technologies d’enregistrement et de reconnaissance de données, combinées à des technologies empruntées aux domaines de la réalité virtuelle ou à l’intelligence artificielle, engendrent des réseaux de possibilités à peine concevables pour nous. D’après Taylor Davidson, l’appareil photographique du futur n’est plus seulement un objet, mais une application ou un software qui collecte des données provenant de différents senseurs. Ces réseaux génèrent, diffusent et récupèrent constamment une énorme somme de données, qui ne sont plus directement produites par la personne qui photographie. L’image photographique n’est dès lors plus l’action unique d’un individu mais peut être considérée comme le produit d’un système complexe et interconnecté.

Les économies de l’attention seront définies par les images et les pratiques photographiques et post-photographiques, et les débats critiques et théorique s’orienteront de plus en plus vers des champs apparentés au visuel. Avec FLARE, nous souhaitons tenter de suivre avec attention et de poser un regard critique mais bienveillant sur les changements du médium photographique, et trouver un canal adapté à la transmission de ces changements.